O berro do Gernika no Pórtico da Gloria


GRAFFITI
Toi, qui que tu sois, écoute sous cette dalle l’âme que je fus.
Un home heureux quand il sculpta l’apocalypse dans l’atelier de Mateo.
Et les trois chevaux de l’Adoration.
Et la sirène poisson du grand choeur dont je rêvai le visage
Tandis qu’elle appparaissait sous les mille et cent mille baisers du burin.
Le ciseau peignit sa longue chevelure.
Toute ma vie j’ai senti l’étreinte de ses ailes.
Et elle avait quatre jambes:
De louve, de vache sauvage.
A l’intériur elle était chaude comme une pierre.

Toi, qui que tu sois, peut-être ignores-tu que la pierre est chaude.
Comme la montagne.
Ses yeux sont verts. Is étincelllent dans le soleil couchant.
La pierre consume les mains en une flamme bleu nuit.
Conme la montagne en elle coule un sang de baie, de rouge dragon.
Je remercie la pierre de cet amour qu’elle m’a donné.
La brûlure, cette compagne, dans l’enfer de mes jours.

Toi, qui que tu sois, peut-être ignores-tu que la pierre parle.
Elle a raconté tout ce que tu vois à présent.
Elle a vaincu la mort, la paix éternelle.
Elle m’a enseigné cette langue que le vent n’emporte pas.
Toi, qui que tu sois, je fus son ami, á elle.

Que la culpabilité ni la pitié en t’arrête.
Du fond des entrailles lis-moi à voix haute.
Je veux juste entendre de ta bouche ce que je fus.

Toi, qui que tu sois, je fus son ami, à elle.
Je fus tailleur de pierre à Compostelle.
Je fus son ami, son ami, à elle.

(Traduit du galicien par Paloma León)

| Maio 5th, 2010 | Posted in Fotografía, Lugares da Memoria, Poemas |

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